Née le 18 avril 1964, Zazie , de son vrai nom Isabelle de Truchis de Varennes, grandit entre un père architecte et une mère professeur de musique. Les préférences musicale familiales sont plutôt orientées vers le classique.
La jeune Isabelle/ Zazie , pratique le violon pendant 10 ans, ainsi qu'un peu de piano et de guitare. Dès son adolescence, ce sont cependant plutôt les mots et les textes qui l'attirent dans la musique et qui l'amènent à l'écriture.
Zazie entreprend des études de kinésithérapeute, et de langues étrangères. Mais tout son temps libre est consacré à son synthétiseur, qu'elle nomme "Valentin", et sur lequel elle compose ses premières chansons. Grande (1,80 mètre) et belle, elle devient mannequin et pendant une dizaine d'années, Zazie se familiarise avec le milieu artistique, ce qui facilite son arrivée dans la chanson.
Ainsi, en 1992, Zazie sort un premier album, "Je, tu, ils", titre qui rend hommage à Howard Buten, clown-psychothérapeute américain, spécialisé dans les problèmes de l'enfance autiste qui passionnent la chanteuse. Le disque est enregistré en Angleterre, dans les studios de celui qu'elle admire depuis longtemps : Peter Gabriel. Sucré, salé
Le premier simple, "Sucré salé", est bien accueilli par le public et par la critique. Dès l'année suivante, Zazie obtient la Victoire de la musique de la révélation féminine de l'année.
Deux ans plus tard, en 1995, sort un second album, "Zen". Zazie en écrit la totalité des textes et presque toutes les musiques. Pour le reste, elle est entourée du chanteur Pascal Obispo , ami et complice, de son frère, Phil Baron et du réalisateur de l'album, Vincent-Marie Bouvot, dans les studios duquel l'album est enregistré. Plus riche musicalement que le précédent, les titres mêlent groove et instruments plus traditionnels tels le djembé africain (tambour), ou l'accordéon. Un hommage est rendu à Serge Gainsbourg dans le titre "Je t'aime".
Mêlant sensualité des musiques et intelligence des textes, le travail de Zazie est célébré par le public qui remplit la salle de la Cigale à Paris le 6 et 7 novembre 1996.
Consécration
Le 20 février 97, sur la scène de l'Olympia, Zazie est récompensée par la Victoire de la Musique de la meilleur interprète féminine de l'année. Ayant désormais dépassé le stade de révélation ou de jeune artiste montante, Zazie entre définitivement dans la cour des grands avec son troisième album, "Made in love", qui paraît le 11 mai 98. La jeune chanteuse s'inscrit désormais dans un courant un peu en marge de la variété, plus sophistiqué avec un vrai travail sur les mots et le langage.
Ses qualités d'auteur séduisent les plus grands puisque après Pascal Obispo, Zazie écrit pour des stars. En 1998, elle signe trois titres dans l'album de Johnny Hallyday "Ce que je sais". Le titre "Allumer le feu" est en particulier une énorme réussite que Johnny transforme en tube en le chantant souvent sur scène. Les deux artistes se retrouvent à nouveau l'année suivante. Cette fois Zazie offre un texte à Johnny, "le Poids de mes maux", sur l'album "Sang pour sang". Parallèlement, elle écrit aussi pour David Hallyday , le fils du précédent sur l'album "Un paradis, un enfer".
A la fin d'une très longue tournée triomphale qu'elle clôt fin 99 au Zénith de Paris, un album live sort ("Made in love") se faisant l'écho du son particulier de ses concerts entre techno et chanson. Mais sa tournée connaît un prolongement un peu confidentiel puisqu'elle donne une série de concerts en Asie du 13 mars au 2 avril. Birmanie, Cambodge, Vietnam et Singapour sont les escales de ce périple inhabituel pour un chanteur français. Elle y rencontre un certain succès auprès d'un public d'expatriés mais aussi d'un tas gens qui ne la connaissent pas, spectateurs d'un jour.
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